RDC ; Donnez troisième mandat à Félix Tsisekedi c'est trahir la volonté souveraine du peuple congolais

RDC PAS DE TROISIÈME MANDAT EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 


L’article 70 de la Constitution de la République démocratique du Congo est sans ambiguïté : le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. 


Cette disposition n’est ni une suggestion, ni une option politique parmi d’autres. Elle constitue un verrou juridique, un pilier de notre État de droit, et le socle de l’alternance démocratique.


Y déroger, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire. C’est fragiliser l’édifice institutionnel. 


C’est, surtout, trahir la volonté souveraine du peuple congolais, qui a fait le choix de la démocratie, du respect des règles et de la transmission pacifique du pouvoir.


L’histoire récente du continent africain est là pour nous rappeler les conséquences d’une telle dérive. 


En Guinée, la volonté de Alpha Condé de briguer un troisième mandat a provoqué une contestation populaire massive, plongeant le pays dans une crise profonde. 


Au Burkina Faso, le peuple s’est levé contre Blaise Compaoré, mettant fin à des décennies de pouvoir par la rue.


D’autres exemples sont tout aussi édifiants :


• Au Sénégal, la mobilisation citoyenne a contraint Abdoulaye Wade à renoncer à toute tentative de prolongation controversée du pouvoir.


• Au Burundi, le troisième mandat de Pierre Nkurunziza a déclenché une grave crise politique et sécuritaire.


Ces situations illustrent une vérité simple : là où la Constitution est manipulée pour servir des intérêts personnels, la stabilité recule et le chaos s’installe.


La RDC ne peut se permettre un tel recul. Notre pays est déjà éprouvé. À l’Est, des décennies de guerre continuent de ravager des vies humaines et de compromettre l’avenir de toute une région. 


Ouvrir un nouveau front de crise politique à l’horizon 2028 serait une faute historique.


Le peuple congolais n’acceptera aucun glissement. Il s’opposera, avec détermination, à toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel. 


Car au-delà des hommes, c’est le principe qui est en jeu : celui de la limitation du pouvoir, condition essentielle de toute démocratie véritable.


2028 doit rester une échéance électorale, pas une variable d’ajustement. Le respect du cycle électoral régulier et l’organisation d’élections transparentes sont les seules garanties d’une alternance pacifique au sommet de l’État.


Respecter la Constitution, c’est préserver la paix. C’est consolider la stabilité. C’est assurer l’avenir de la République démocratique du Congo et de toute la région des Grands Lacs.


La ligne est claire : pas de troisième mandat. Pas maintenant. Pas demain. Jamais.

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