Parité femme homme c'est le thème dela journée internationale du 08 mars pour l' année 2016 : Ce collectif des ambassadeurs estiment que la participation politique des femmes est indispensable pour assurer une représentation de la diversité. 13,6 % des élus aux différentes élections tenues en 2006 en République démocratique du Congo étaient des femmes et 12% en 2011. Ce 8 mars, Journée internationale de la femme, permet de mettre en lumière l’importance d’une participation politique des femmes indispensable pour assurer une représentation de la diversité du peuple congolais dans les institutions du pays. A l’occasion de la journée internationale de la femme, nous félicitons la RDC pour les progrès réels accomplis au cours de 15 dernières années, y compris dans le domaine de la démocratisation. Pour consolider ces progrès, et pour garantir la paix et la stabilité dans les 15 années à venir, ces progrès doivent devenir plus inclusifs au niveau politique. Avant tout, ces progrès doivent impliquer les femmes.

En tant que partenaires au développement, nous sommes nous aussi appelés à fournir davantage d’efforts pour intégrer l’égalité des genres dans nos cultures institutionnelles et dans nos programmes. Nous visons à augmenter le niveau de participation des femmes, que ce soit dans un comité de gestion de l’eau locale, dans des organismes de santé ou au Parlement national. Pour les programmes spécifiquement liés aux élections, nous faisons en sorte qu’un large éventail des besoins des femmes -pas seulement ceux de la classe politique- soient pris en considération de manière adéquate et mesurable à chaque étape du processus électoral.
Enfin, nous devons promouvoir les femmes en tant que leaders non seulement des femmes, mais aussi des hommes, afin qu’elles puissent défendre les priorités générales, telles que la sécurité, la prestation des services, la lutte contre la corruption, l’Etat de droit et la lutte contre la pauvreté.
En tant que partenaires au développement, nous souhaitons faire partie intégrante des efforts congolais visant à augmenter la participation des femmes dans la vie publique à tous les niveaux. C’est seulement lorsqu’il y aura participation équitable entre les hommes et femmes que le plein potentiel du pays sera réalisé tant sur le plan de la consolidation démocratique que du développement économique.
Nous vous souhaitons tous - et surtout aux femmes qui représentent 52% de la population - une très belle journée internationale de la femme !
S.E. Annika Ben David, Ambassadeur De Suède S.E. Ginette Martin, Ambassadeur De Canada Ms. Diana Putman, Directeur Du Pays, Usaid S.E. Michel Lastschenko, Ambassadeur De Belgique SE. Jean-Michel Dumond, Ambassadeur De l’Union Européenne SE. Gérard Michels, Ambassadeur De Pays-Bas S.E. Graham Zebedee, Ambassadeur De Grande-Bretagne. La RDC s’est engagée pour l’égalité des genres. Des avancées au niveau de la législation ont été enregistrées. Il s’agit notamment de la parité, ancrée dans l’Article 14 de la Constitution de la République Démocratique du Congo. La RDC a également ratifié de nombreuses conventions africaines et internationales qui encouragent la participation des femmes et qui luttent contre la discrimination envers les femmes.
Malheureusement, les statistiques de la République démocratique du Congo montrent qu’il y a eu peu de progrès s’agissant du nombre de nombre de femmes élues au cours de la Troisième République. En 2006, 13,6 % des élus étaient des femmes; ce chiffre - déjà largement en-dessous de la parité -est tombé à 12 % en 2011. Aujourd’hui, il n’y a que six candidats-femmes sur les 76 candidatures enregistrées pour les élections des gouverneurs qui auront lieu à la fin du mois. La RDC reste donc encore loin des 30 % proposés par le programme de Beijing de 1995 et, encore plus, de 50% visés dans la Constitution du pays.
Il y a plus d’obstacles aujourd’hui à la participation des femmes aux élections -en tant qu’électrices et candidates- qu’en 2006 et 2011. Les femmes sont encore stigmatisées dans la vie publique. En même temps, les femmes actives dans la vie publique sont tenues à des exigences plus élevées que leurs pairs masculins.
L’inclusion de principes discriminatoires dans le Code de la famille en vigueur actuellement (et en processus de révision), qui considèrent les femmes comme inférieures à leurs maris et parents masculins, explique en partie pourquoi les femmes ne jouent pas un rôle plus actif en dépit de ce que prévoient la Constitution et les différentes conventions internationales ratifiées.
La loi électorale de 2015 a augmenté le coût d’enregistrement et les exigences académiques des candidats. Les statistiques montrent que cette mesure affectera les femmes plus que les hommes parce que celles-ci disposent généralement de revenus moindres et sont aussi moins instruites.
La loi sur la parité approuvée en 2015 n’a pas réussi à inclure des dispositions pour une action positive discriminatoire ou des quotas. Ces propositions, avancées même par le Président de la République en 2013, ont été considérées anticonstitutionnelles en RDC. Pourtant, son application ailleurs dans le monde, y compris dans tous les pays voisins, montre des tendances positives quant à la participation des femmes dans les institutions publiques.
Dans ce contexte, il est à souligner le rôle d’avant-garde qui pourrait être joué par les partis politiques, toutes tendances confondues, en faisant la promotion de l’inclusion des femmes sur les listes, sur des postes éligibles, et en les considérant comme des égales. La vie politique dans son ensemble en tirerait bénéfice. Pour LE POTENTIEL, ce 8 mars, journée internationale de la femme, permet de mettre en lumière l’importance d’une participation politique des femmes indispensable pour assurer une représentation de la diversité du peuple congolais dans les institutions du pays.
Toujours au sujet de cette fête, L’OBSERVATEUR titre « La fête annonce déjà ses couleurs à Kinshasa ». Malgré cette importance.

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