Troisième mandat en Rdc : la ligne rouge de Tshisekedi ?
— Le président congolais, qui promettait de s'arrêter à deux mandats, semble désormais poussé par ses alliés vers une révision constitutionnelle. Mais l'histoire récente et la mobilisation de l'opposition pourraient faire barrage.Contexte :
Félix Tshisekedi est à la croisée des chemins. Au début de son premier mandat, il affirmait que deux mandats suffiraient pour réaliser sa vision et quitter le pouvoir.
Pourtant, depuis 2024, le chef de l'État semble s'orienter vers une tout autre perspective : un changement en profondeur de la Constitution qui lui a permis d'accéder à la présidence en 2019.
Depuis quelques jours, plusieurs de ses alliés (Augustin Kabuya, etc.) relancent avec insistance ce projet, jugé explosif par ses détracteurs, qui y voient une porte ouverte vers un troisième mandat.
Les obstacles :
· Mémoire récente : En 2014-2015, une tentative similaire sous Joseph Kabila avait échoué face à une forte mobilisation nationale et à la pression internationale.
· Opposition en ordre de marche : Selon plusieurs sources, un travail discret serait déjà en cours au sein de l'opposition pour contrer toute modification.
· Églises en embuscade : La CENCO et l'ECC, qui s'étaient opposées à Kabila, pourraient de nouveau jouer un rôle clé.
· Contexte de guerre : Certains arguent que le pays n'a pas à s'occuper de cela pendant que l'Est est en guerre.
Le facteur Trump : Le rapprochement supposé avec l'administration Trump est perçu par certains observateurs comme un facteur de confiance supplémentaire pour le président congolais. Mais cela sera-t-il suffisant ?
Enjeux :
· Confrontation politique : Le débat pourrait devenir le principal foyer de tension.
· Légitimité : Toute révision perçue comme un coup de force serait illégitime.
· Unité nationale : Le pays a-t-il besoin de cette division en plus de la guerre ?
💬 Tshisekedi, qui promettait de s'arrêter à deux mandats, va-t-il reproduire le scénario de Kabila en tentant de forcer un changement constitutionnel, au risque de provoquer une crise majeure ?
#RDC #Kinshasa
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