Anouarite Nengapeta; Dès son plus jeune âge, elle a montré un caractère bien trempé.

𝗕𝗜𝗘𝗡𝗛𝗘𝗨𝗥𝗘𝗨𝗦𝗘 𝗔𝗡𝗨𝗔𝗥𝗜𝗧𝗘 𝗡𝗘𝗡𝗚𝗔𝗣𝗘𝗧𝗔 : 𝗨𝗡𝗘 𝗩𝗜𝗘, 𝗨𝗡 𝗖𝗛𝗢𝗜𝗫, 𝗨𝗡 𝗦𝗔𝗖𝗥𝗜𝗙𝗜𝗖𝗘


Anuarite Nengapeta, née Alphonsine en 1939 dans une famille du nord-est du Congo, dans la région de Wamba (aujourd’hui province du Haut-Uele), n’est pas née chrétienne.


Comme beaucoup d’enfants de son temps, elle grandit dans un cadre traditionnel, avant d’être baptisée jeune avec sa mère.


À seulement 16 ans, elle choisit de devenir religieuse. 


Malgré l’opposition de sa mère, elle quitte la maison pour rejoindre les sœurs de la Sainte Famille à Bafwabaka, où elle prend le nom de Sœur Marie-Clémentine.


Ceux qui l’ont connue disent qu’elle n’était pas la plus intelligente, mais qu’elle était simple, joyeuse, et toujours prête à aider. 


Sa devise était claire : servir et faire plaisir.


En 1964, tout change. La guerre des Simba éclate. 


Les rebelles arrivent et arrêtent les religieuses, les emmenant de force à Isiro. 


Le chef rebelle, le colonel Olombe, choisit Anuarite car il veut l’avoir comme femme. Mais elle refuse. 


Elle explique qu’elle s’est engagée auprès de Dieu et ne peut pas se donner à un homme.


Ce refus déclenche la colère du colonel. Il la frappe, la torture. Même au sol, elle ne cède pas. 


Elle dit qu’elle préfère mourir plutôt.


Elle répète qu’elle préfère mourir plutôt que de céder.


Au milieu des coups, elle trouve encore la force de dire :


« Je vous pardonne, car vous ne savez pas ce que vous faites. »


Finalement, les soldats la poignardent, puis une balle est tirée.


Gravement blessée, elle agonise encore quelques instants avant de mourir dans la nuit du 1er décembre 1964.


Elle avait 25 ans.


Son corps est d’abord enterré dans une fosse commune, puis récupéré et honoré plus tard à Isiro.


Des années après, celui qui avait participé à sa mort reviendra demander de l’aide…et sera nourri par les mêmes sœurs, au nom du pardon qu’elle avait laissé.


Aujourd’hui, Anuarite est reconnue comme une figure importante de l’histoire du Congo.


Mais son histoire nous rappelle une réalité plus profonde :


dans l’Est du Congo, le corps de la femme a trop souvent été un champ de bataille.


Violences, viols, humiliations… nos mères, nos sœurs, nos filles continuent de payer le prix des conflits.


Anuarite n’est pas seulement une histoire du passé.


Elle est le reflet d’une souffrance qui traverse les générations.


Jusqu’à quand ?


𝗞𝗮𝗹𝘂𝗻𝗴𝗮 𝗕𝗶𝘀𝗶𝗺𝗯𝗶

𝗖𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝘀𝗲 𝗶𝗻𝗱é𝗽𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁𝗲


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